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En quoi consistent les examens de dépistage du cancer du sein ?

Les statistiques rendent bien compte de l’intérêt de bien se faire dépister. 1 femme sur 10 risque de développer dans sa vie un cancer du sein (25% avant 50 ans, 50% entre 50 et 69 ans et 25% après 70 ans). Le dépistage permet de diminuer la mortalité de 30%.

Les moyens diagnostics sont divers. Ils peuvent être complémentaires ou non.

Le dépistage par mammographie (associé ou non à l’échographie) a pour but la détection la plus précoce possible du cancer du sein de façon à réduire le taux de morbidité et de mortalité. Depuis 10 ans, le service d’imagerie du sein utilise quotidiennement un appareil de tomosynthèse. Il s’agit d’une option mammographique sophistiquée qui crée une image volumétrique du sein. Cette technique permet d’améliorer la visibilité des masses, de préciser leurs contours et de caractériser de façon plus précoce un éventuel petit cancer.

L’échographie (examen par ultrasons et qui n’utilise donc pas de rayons), est un examen complémentaire à la mammographie souvent utilisée pour des femmes plus jeunes. Elle n’est donc pas réalisée systématiquement dans le cas du dépistage du cancer du sein.

L’examen par Résonnance magnétique (IRM) représente une technique complémentaire en cas de découverte d’un cancer du sein, lorsque la patiente a des prothèses mammaires ou si elle est considérée à « haut risque »; lors d’une mutation génétique et en fonction de l’histoire familiale par exemple.

Si le moindre doute existe, un prélèvement biopsique à l’aiguille, guidé par imagerie, est réalisé par le sénologue. L’échantillon est alors envoyé et rapidement analysé au laboratoire d’anatomopathologie.

Au niveau du traitement, j’ai entendu parler d’une technique de radiothérapie plus rapide, en quoi consiste-t-elle ? Toutes les patientes atteintes d’un cancer du sein peuvent –elles en bénéficier ?

La stratégie de traitement dépend de différents facteurs tels que le type et le grade de la tumeur, l’envahissement ou non des ganglions, le statut de la tumeur en récepteurs hormonaux et en oncoprotéines (entre autres, Her2-Neu), mais aussi de l’âge de la patiente et de son état général, tout en respectant son choix.

Cette technique de radiothérapie est rendue possible grâce au Mobetron, appareil mobile utilisable directement en salle d’opération alors que la patiente se trouve encore sur la table. Cette machine appartient à la famille des systèmes IORT, Intra Operative RadioTherapy. Elle est dédiée à l’irradiation du lit tumoral, après l’exérèse d’une tumeur au sein.

Habituellement, nous traitons les patientes en post-opératoire, via la radiothérapie externe. Plusieurs semaines de traitement son alors programmées sur l’ensemble du sein, avant une phase complémentaire ciblée sur le lit tumoral. Ce type de traitement s’appelle le boost. Avec le Mobetron, cette procédure évolue. Le boost disparaît au profit d’une irradiation unique d’une minute en cours d’opération.

Les deux principaux avantages de la procédure Mobetron résident donc dans la diminution du temps consacré au traitement post-opératoire et dans la certitude qu’ont les praticiens d’irradier précisément le lit tumoral. Et de diminuer, par conséquent la toxicité de l’acte.

Malheureusement, toutes les patientes atteintes d’un cancer du sein ne peuvent bénéficier de cette technique. Cet appareil est utilisé pour des indications précises : il ne doit y avoir qu’une seule tumeur, qui ne peut excéder 2 cm. Il ne faut aucune extension tumorale ou d’emboles vasculaires. Il faut aussi que le ganglion sentinelle (c’est le premier ganglion dans lequel sont arrêtées les cellules cancéreuses qui sortent par voie lymphatique de la tumeur) soit sain.

L’alimentation a-t-elle une influence sur le développement éventuel d’un cancer du sein ?

On ne peut certifier à 100% qu’une femme qui adopte une alimentation saine toute sa vie ne développera pas un cancer du sein; d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Toutefois, adopter une hygiène de vie saine permet de réduire les risques.

Quelques petits conseils en vrac du service diététique…

Essayez d’adopter une alimentation saine et variée :

  • Modérez bien entendu la consommation d’alcool et préférez l’eau ou le thé
  • Optez pour des céréales complètes
  • Mangez moins de viande mais plus de poisson
  • Limitez les charcuteries et les fromages gras
  • Choisissez des modes de cuisson avec peu de matières grasses et variez celles-ci
  • Limitez les fritures et panures
  • Evitez les sauces et les graisses cuites
  • Modérez les extras
  • Variez la consommation de fruits et légumes.

Optez pour les antioxydants :

Indispensables à l’organisme, ils sont naturellement présents dans les fruits et légumes. Ils préviennent des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Les antioxydants sont :

  • naturellement présents dans les fruits et légumes
  • indispensables à l’organisme
  • préviennent des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Au quotidien :

  • Mangez 2 fruits et 3 légumes par jour
  • Mangez rapidement les fruits et légumes frais pour conserver la vitamine C
  • Mettre peu d’eau pour la cuisson car la vitamine C se dilue. Préférez la cuisson vapeur, au wok ou en papillote
  • Cuisinez avec un peu d’huile de tournesol, de colza, d’olive, d’arachide ou de germes de blé
  • Choisissez les légumes et les fruits les plus colorés.

Depuis des années, la Clinique du sein du CHU Tivoli met l’accent sur une collaboration médicale et paramédicale poussée. Le cas de chaque patiente est individuellement discuté en réunion de concertation, dès le début de la prise en charge et à toute étape de décision thérapeutique.

En plus de la prise en charge médicale et paramédicale, la Clinique du sein organise une série d’ateliers destinés à accroître le bien-être des patientes : ateliers esthétiques, pilate rose, aromathérapie, relooking, méditation, ateliers artistiques, …

Vous pouvez contacter la Clinique du sein au 064/27.63.31

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